COMITÉ PARALYMPIQUE ET SPORTIF FRANÇAIS

Handicap et Classification

LES CATÉGORIES DE HANDICAP AUX JEUX PARALYMPIQUES 

1. Athlètes handicapés physiques

– Amputés (ou handicaps assimilés) et athlètes de petites taille

– Athlètes blessés médullaires (avec lésion de la moelle épinière)

– Athlètes avec paralysie cérébrale

– Autres catégories : athlètes atteints d’infections provoquant des problèmes locomoteurs et non couverts par les catégories mentionnées ci-dessus (ex. : polio, sclérose, dystrophie musculaire)

 

2. Athlètes déficients visuels

Les personnes aveugles ou malvoyantes (atteinte du champ visuel ou de l’acuité).

Les perturbations sont diverses, certains voient un rideau blanc épais devant leurs yeux, d’autres perçoivent des rebords d’une zone noire au centre de leurs yeux, ne voyant jamais une forme complète, mais seulement le haut, le bas ou les côtés. Pour d’autres, rien n’est perçu sauf une petite lueur de lumière.

 

3. Athlètes ayant un handicap mental ou psychique

Le Mouvement paralympique identifie une déficience intellectuelle comme «une incapacité caractérisée par une limitation significative à la fois au niveau du fonctionnement intellectuel et au niveau du comportement adaptatif qui se manifeste dans les capacités conceptuelles, sociales et pratiques d’adaptation. Cette incapacité survient avant l’âge de 18 ans « (Association américaine sur la propriété intellectuelle et le handicap de développement, 2010). Les diagnostics de fonctionnement intellectuel et du comportement adaptatif doivent être réalisés au moyen de mesures internationalement et professionnellement reconnues par l’INAS (Fédération internationale du sport pour les athlètes handicapés ayant une déficience intellectuelle).

 

 

A SAVOIR > les athlètes sourds ou malentendants ne participent pas aux Jeux Paralympiques. Bien qu’intégrés à la Fédération Française Handisport en France, ils sont placés sous l’égide de l’ICSD, le Comité International des Sports pour Sourds qui organise les Deaflympics.

 

LES CLASSIFICATIONS

 

Pour concourir sur un pied d’égalité, les athlètes sont classés en diverses catégories et classes. La classification est effectuée par un personnel médical et technique spécialisé chargé d’évaluer l’impact de l’infirmité sur le sport. Un système de classification est appliqué à chaque sport, en fonction des spécificités de celui-ci et aux conséquences du handicap sur la performance de l’athlète.

 

Cette manière de procéder tend à garantir que les athlètes concourant dans une même catégorie aient des aptitudes fonctionnelles identiques ou similaires. De ce fait, le facteur déterminant du succès est l’habileté et l’entraînement plutôt que le degré d’infirmité.

 

Une procédure analogue est appliquée tout aussi bien aux athlètes valides, par exemple l’utilisation des catégories de poids en boxe. Un boxeur poids moyen n’est jamais opposé sur le ring à un boxeur poids lourd. Actuellement, la classification s’apparente à une classification fonctionnelle par sport plus que par handicap.

 

La classification  fonctionnelle implique que tous les athlètes de la même catégorie ont un niveau d’aptitude fonctionnelle similaire en matière de mouvement, coordination et équilibre. Selon ce système, des athlètes présentant des handicaps différents peuvent concourir ensemble s’ils présentent un degré égal d’aptitude fonctionnelle.

 

Les catégories sont désignées par une lettre, généralement l’initiale du sport, et un nombre (ex. : S5 pour «swimming» en natation ou T44 pour «track» en athlétisme).

Les chiffres inférieurs représentent en général un handicap plus important.

 

                

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